La pratique singulière et engagée de MIMI the ClowN s’inscrit dans une démarche sociologique, anthropologique et sociale. L’hypocrisie et la démagogie des classes politiques, l’ignorance de la misère, le cynisme des dirigeants, les religions, l’absurdité d’un monde qui défait au lieu de construire, mais aussi la création et les énergies positives qui en sont le fruit et qui s’y opposent, les arts, la musique, toutes ces thématiques sont traitées par l’artiste comme autant de points névralgiques définissant l’échec en marche d’un monde face auquel il faut rester debout, continuer de penser, apprendre à réagir.


Face à cette « tristitude » ambiante comme la définit l’artiste, MIMI the ClowN brandit le « graffiti spectaculaire », pratique mêlant humour, univers du cirque et engagement social  et dont il est le dépositaire. Ses pochoirs incisifs et provocateurs tapissent les murs de nos rues. Entre messages politiques et visions apocalyptiques, l’artiste se livre à une critique acerbe de la société de consommation et du spectacle.


Préparant toujours ses fonds sur plusieurs couches d’acrylique, comme autant de simulacres de vieilles illustrations que la parole de l’artiste viendrait recouvrir, il joue de la dimension superposée des graphismes et des significations.


Dans ses collages palimpsestes à l’esthétique néo punk, l’artiste se représente souvent comme alter ego, prédicateur, porteur d’une colère et d’une revendication sociale. Le nez rouge devient alors le leitmotiv d’une pensée qui défend la liberté et l’humour, qui utilisent l’espace public comme lieu démocratique d’expression, et qui prône le langage comme nécessaire manière de réagir face à l’inconfort d’un monde qui voudrait étouffer la poésie et la création.

 

Gil Chauveau, 2014

 

ENGLISH

 

The committed and singular way of working of MIMI the ClowN subscribes itself to a sociological, anthropological and social commitment. It denounces the hypocrisy and the demagoguery of the political classes, the ignorance of misery, the cynicism of our leaders, of religions and the absurdity of a world that breaks down instead of building up. But it also praises the creation and the positive energy that result from opposing it; of the arts and music. All these themes are elaborated by the artist as so many nerve centers defining the ongoing failure of a world in which you must try to stay upright and continue to think and learn to react.


Confronted with this surrounding “saditude”, as the artist defines it, MIMI the ClowN wields “spectacular graffiti”, mixing humor, the universe of the circus and social commitment. His sarcastic and provocative stencils cover the walls of our streets. Between political messages and apocalyptic visions, the artist applies his virulent criticism of the consumption and spectacle society.


Always preparing his backgrounds on several layers of acrylic, as so many pretenses of old illustrations that the words of the artist cover up, he plays with piled up dimensions of graphics and meanings. In his manuscript collages with neo-punk aesthetic, the artist often figures as his alter ego; a preacher, a bearer of rage and social demands.

The red nose then becomes the leitmotiv of a way of thinking that defends freedom and humor, that uses public spaces as places of democratic expression and that praises language as a necessary way to react when you are faced with the discomfort of a world that wants to suffocate poetry and creation.


Gil Chauveau, 2014

 

 

 

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